Claude Guillemot, cofondateur d’Ubisoft, meurt dans un accident d’avion à La Baule

Claude Guillemot, cofondateur d’Ubisoft, est mort à 69 ans dans le crash d’un Cessna 421 près de La Baule. L’accident a fait deux morts et fait l’objet d’une enquête.

Claude Guillemot, cofondateur d’Ubisoft, est mort vendredi 19 juin 2026 dans l’accident d’un avion de tourisme survenu à proximité de l’aérodrome de La Baule-Escoublac, en Loire-Atlantique. L’appareil bimoteur, un Cessna 421, s’est écrasé dans un champ alors qu’il approchait de la piste. Les deux personnes qui se trouvaient à bord ont été tuées, rapporte la rédaction de SuperJouer Paris en s’appuyant sur les informations de Reuters, de l’Associated Press et des autorités locales.

L’entrepreneur français avait 69 ans. Ubisoft a confirmé sa disparition samedi 20 juin dans un communiqué, indiquant avoir appris « avec une profonde tristesse » la mort de son cofondateur et président de Guillemot Corporation. Le groupe a adressé ses pensées à sa famille et à ses proches, tout en précisant qu’il ne ferait pas d’autre déclaration à ce stade. La seconde victime était un instructeur de vol qui accompagnait Claude Guillemot. Les causes exactes de l’accident n’étaient pas établies au moment de la publication.

L’avion s’est écrasé peu avant son atterrissage à La Baule

Le Cessna 421 avait décollé de Rennes, ville où résidait Claude Guillemot, avant de prendre la direction de La Baule, sur la côte atlantique. Selon les premiers éléments communiqués par les autorités et repris par plusieurs médias français, l’appareil s’est écrasé vendredi en fin d’après-midi dans un terrain situé près de l’aérodrome de La Baule-Escoublac.

Un responsable de l’aéroport cité par l’Associated Press a indiqué que le bimoteur était en phase d’approche et se trouvait à peu de distance de la piste lorsqu’il est tombé dans un champ. Aucun autre passager ne se trouvait à bord.

Le maire de La Baule-Escoublac, Franck Louvrier, a confirmé que les deux occupants étaient des pilotes titulaires d’une licence et disposant d’une expérience aéronautique. Claude Guillemot était le propriétaire de l’avion. L’autre homme présent dans le cockpit exerçait comme instructeur.

Les principaux éléments connus sont les suivants :

  • l’accident s’est produit vendredi 19 juin 2026, en fin de journée ;
  • l’appareil était un avion privé bimoteur de type Cessna 421 ;
  • le vol avait débuté à Rennes et devait se terminer à La Baule ;
  • l’avion s’est écrasé dans un champ pendant son approche de l’aérodrome ;
  • deux personnes se trouvaient à bord ;
  • Claude Guillemot et son instructeur ont tous deux été tués ;
  • aucune cause technique, météorologique ou humaine n’a encore été officiellement retenue.

L’avion se rendait à La Baule alors qu’un rassemblement aéronautique devait être organisé dans la station balnéaire pendant le week-end. La présence de Claude Guillemot à bord a d’abord été rapportée par la presse régionale, avant d’être confirmée par Ubisoft et par la procureure de la République de Saint-Nazaire, Florence Sroda.

Une enquête ouverte pour déterminer les causes du crash

Une enquête a été ouverte après l’accident. Les investigations doivent notamment établir la trajectoire exacte de l’appareil, les conditions de l’approche, l’état mécanique du Cessna et les échanges éventuels entre l’équipage et les services de contrôle aérien.

Le parquet de Saint-Nazaire a ouvert une procédure pour homicide involontaire, qualification couramment utilisée au début d’une enquête lorsqu’un accident aérien provoque des décès et que ses circonstances ne sont pas encore connues. Cette procédure ne préjuge pas de l’existence d’une faute ni de la responsabilité de l’un des occupants.

Aucune hypothèse définitive ne peut être avancée avant les conclusions des investigations. Les premiers témoignages et la position de l’épave permettent de situer l’accident, mais ne suffisent pas à déterminer pourquoi l’avion a perdu de l’altitude ou est devenu incontrôlable à l’approche de l’aérodrome.

Ubisoft confirme la mort de l’un de ses cinq fondateurs

Dans une déclaration transmise samedi, Ubisoft a confirmé la disparition de Claude Guillemot. L’entreprise a rappelé qu’il faisait partie des fondateurs du groupe et qu’il présidait également Guillemot Corporation, société spécialisée dans les équipements et accessoires informatiques et vidéoludiques.

« Ubisoft a appris avec une profonde tristesse la mort de Claude Guillemot, cofondateur du groupe et président de Guillemot Corporation, dans un accident.

Nos pensées accompagnent sa famille et ses proches dans cette épreuve. Aucune autre déclaration ne sera faite à ce stade », a indiqué le groupe dans son communiqué diffusé après l’identification des victimes.

Claude Guillemot avait fondé Ubisoft en 1986 avec ses quatre frères, Yves, Michel, Gérard et Christian Guillemot. L’entreprise familiale, créée en Bretagne, s’était d’abord développée dans la distribution de logiciels et de jeux vidéo avant de devenir un éditeur et développeur international.

Ubisoft est aujourd’hui associé à plusieurs séries de jeux parmi les plus connues du secteur, notamment Assassin’s Creed, Far Cry, Just Dance, Rayman et les productions commercialisées sous la marque Tom Clancy. Yves Guillemot est devenu le dirigeant le plus visible du groupe, tandis que Claude Guillemot occupait davantage de fonctions opérationnelles et industrielles en arrière-plan.

Le rôle de Claude Guillemot dans le développement du groupe

Claude Guillemot a participé à la transformation d’Ubisoft depuis ses premières activités de distribution par correspondance jusqu’à son implantation sur les principaux marchés internationaux du jeu vidéo. Les documents de gouvernance publiés par le groupe l’ont longtemps présenté comme directeur général délégué chargé des opérations et membre du conseil d’administration.

Son travail portait notamment sur l’organisation interne, les activités opérationnelles et le développement des structures liées à la famille Guillemot. Il dirigeait parallèlement Guillemot Corporation, fondée au début des années 1990 et spécialisée dans le matériel destiné aux joueurs.

Cette société a développé ou exploité des marques d’accessoires informatiques, dont Thrustmaster, connue pour ses volants, manettes, joysticks, équipements de simulation et périphériques de jeu. Claude Guillemot en était le président-directeur général au moment de sa mort.

Contrairement à Yves Guillemot, régulièrement présent lors des conférences, annonces financières et présentations publiques d’Ubisoft, Claude Guillemot intervenait rarement dans les médias. Son rôle se concentrait principalement sur les opérations et la coordination des activités entrepreneuriales de la famille.

Une entreprise fondée en Bretagne en 1986

L’histoire d’Ubisoft débute dans le Morbihan, où les cinq frères Guillemot cherchent dans les années 1980 à diversifier les activités de l’entreprise familiale. Ils s’intéressent au marché encore récent des micro-ordinateurs et constatent que les jeux importés de certains pays européens peuvent être vendus en France à des prix compétitifs.

Ils créent Ubisoft en 1986 à Carentoir. La société commence par distribuer des jeux conçus par des éditeurs étrangers, puis investit progressivement dans la production de ses propres titres. Rayman, lancé dans les années 1990, devient l’une de ses premières grandes franchises internationales.

Le groupe étend ensuite son réseau de studios en France, au Canada et dans plusieurs autres pays. Assassin’s Creed, dont le premier épisode paraît en 2007, devient l’une des licences les plus importantes de l’entreprise. Ubisoft développe également les séries Far Cry, Watch Dogs, Just Dance, The Crew et plusieurs adaptations de l’univers Tom Clancy.

Claude Guillemot a accompagné cette expansion pendant près de quatre décennies. Sa mort intervient alors que l’entreprise poursuit une réorganisation de ses activités et de son portefeuille de jeux, mais Ubisoft n’a établi aucun lien entre ce contexte industriel et l’accident.

Les autorités françaises n’ont pas encore communiqué de calendrier pour la publication des premiers résultats de l’enquête aéronautique. Jusqu’à la diffusion de conclusions techniques, les circonstances précises de la chute du Cessna 421 restent indéterminées.

Restez informé 24/7 des actualités locales à Paris, de la technologie et des jeux vidéo avec des informations utiles, fiables et mises à jour en continu sur SuperJouer Paris.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *