Le dimanche 1er novembre 2026, jour de la Toussaint, un salarié peut refuser de travailler dans certaines situations, mais ce droit n’est pas automatique. Tout dépend de son secteur d’activité, de son contrat, de sa convention collective et du régime autorisant l’entreprise à ouvrir le dimanche. Refuser de travailler le 1er novembre 2026 sans perdre sa rémunération est notamment possible lorsque cette journée correspond à un repos habituel ou lorsque le travail dominical repose légalement sur le volontariat, rédaction rapporte SuperJouer Paris.
La particularité de cette année tient au calendrier : la Toussaint tombe un dimanche, qui est déjà un jour de repos pour de nombreux salariés. Pour d’autres, notamment dans les commerces, la restauration, les établissements de santé ou l’hôtellerie, cette date peut être normalement travaillée. Il faut donc distinguer trois questions : le droit de refuser, le maintien du salaire et l’éventuelle majoration de rémunération.

Le 1er novembre 2026 est-il obligatoirement chômé ?
La Toussaint fait partie des onze jours fériés légaux prévus par l’article L3133-1 du Code du travail. Mais contrairement au 1er mai, le 1er novembre n’est pas obligatoirement chômé pour tous les salariés du secteur privé.
Une entreprise peut donc fonctionner à la Toussaint si les règles applicables à son activité le permettent. En 2026, une deuxième condition intervient : puisque le 1er novembre tombe un dimanche, l’employeur doit également respecter la réglementation sur le repos dominical.
Trois situations doivent être distinguées :
- Le dimanche est votre repos habituel : vous ne travaillez pas et votre salaire mensuel reste normalement inchangé. Le jour férié ne crée cependant pas, à lui seul, un droit à une journée supplémentaire rémunérée.
- Le dimanche est normalement travaillé : votre employeur peut vous demander de travailler si l’activité bénéficie d’une dérogation applicable et si votre présence est légalement exigible.
- Le travail dominical nécessite votre accord : vous pouvez refuser dans les conditions prévues par la loi, sans que ce refus constitue une faute.
Attention également à une idée répandue : lorsque la Toussaint tombe un dimanche, le lundi 2 novembre 2026 ne devient pas automatiquement férié. Une récupération peut néanmoins être accordée par convention collective, accord d’entreprise ou disposition plus favorable.
Dans quels cas peut-on refuser de travailler le dimanche de la Toussaint ?
Le Code du travail pose le principe du repos hebdomadaire le dimanche, tout en prévoyant plusieurs dérogations. Selon le dispositif utilisé par l’employeur, le travail dominical peut être obligatoire ou reposer sur le volontariat.
Les situations où le refus est protégé
Dans les commerces bénéficiant de certaines autorisations préfectorales ou situés dans des zones commerciales et touristiques concernées par le volontariat, l’accord écrit du salarié est nécessaire.
L’article L3132-25-4 du Code du travail précise que le refus de travailler le dimanche, dans les situations qu’il vise, ne constitue ni une faute ni un motif de licenciement. L’employeur ne peut pas non plus exercer de discrimination en raison de ce refus.
Cette protection concerne également les salariés des commerces ouverts au titre des « dimanches du maire », selon les dispositions spécifiques à ce dispositif.
En revanche, un salarié ayant déjà accepté de travailler certains dimanches ne peut pas nécessairement retirer son accord du jour au lendemain. Des procédures et délais peuvent s’appliquer. Pour certaines autorisations préfectorales, en l’absence d’accord collectif applicable, la loi prévoit notamment la possibilité de refuser trois dimanches par an en avertissant l’employeur un mois à l’avance.
Les secteurs où le refus peut être considéré comme une absence injustifiée
Dans les établissements de santé, les hôtels, les restaurants, les boulangeries ou certaines activités fonctionnant en continu, le travail du dimanche peut faire partie de l’organisation normale.
Si le planning est légal, que le salarié doit normalement travailler ce jour-là et qu’aucune disposition ne lui donne un droit de refus, la Toussaint ne suffit pas à justifier une absence.
Un refus unilatéral peut alors entraîner une retenue de salaire correspondant aux heures non travaillées et, selon les circonstances, une sanction disciplinaire.
Il faut donc éviter de confondre le caractère férié du 1er novembre avec un droit général de s’absenter. Les règles détaillées figurent notamment dans la fiche officielle de Service-Public consacrée au travail du dimanche.

Le salarié conserve-t-il sa rémunération s’il ne travaille pas le 1er novembre ?
La réponse dépend principalement de la raison pour laquelle la journée n’est pas travaillée. Le maintien du salaire pendant la Toussaint 2026 ne repose pas sur les mêmes règles selon qu’il s’agit d’un repos habituel, d’un jour férié chômé ou d’une absence non autorisée.
| Situation du salarié | Conséquence sur la rémunération |
|---|---|
| Le dimanche est habituellement non travaillé | Le salaire mensuel reste normalement inchangé, sans prime automatique pour la Toussaint. |
| L’entreprise chôme le jour férié | Le salaire est maintenu selon les conditions légales, notamment les trois mois d’ancienneté, ou les dispositions plus favorables. |
| Le salarié refuse un dimanche soumis au volontariat | Le refus est protégé, mais les heures non effectuées ne donnent pas automatiquement droit à une rémunération. |
| Le salarié est normalement tenu de travailler et s’absente sans autorisation | Une retenue proportionnelle aux heures d’absence est possible. |
| Le salarié travaille le dimanche de la Toussaint | Le salaire est dû, avec d’éventuelles majorations selon le dispositif applicable. |
L’article L3133-3 du Code du travail protège, sous les conditions prévues, la rémunération des salariés comptant au moins trois mois d’ancienneté lorsqu’un jour férié est chômé. Cela ne signifie pas qu’un salarié peut librement transformer une journée normalement travaillée en jour de congé payé.
Prenons l’exemple d’un salarié payé 1 800 euros nets par mois, travaillant habituellement du lundi au vendredi. Si le dimanche 1er novembre correspond à son repos normal, son salaire de novembre ne baisse pas. Il ne reçoit toutefois pas automatiquement une rémunération supplémentaire pour ce jour férié.
À l’inverse, un salarié de la restauration normalement programmé le dimanche ne peut pas supposer qu’il percevra son salaire intégral s’il décide de ne pas venir. Une autorisation d’absence, un congé accepté ou une disposition conventionnelle particulière sera nécessaire.
Pour mieux comprendre les règles entourant le versement des rémunérations, il est également utile de consulter les informations sur l’acompte sur salaire avant la paie d’octobre 2026.
Travailler à la Toussaint 2026 donne-t-il droit à un salaire doublé ?
Non, le travail du dimanche 1er novembre 2026 n’entraîne pas systématiquement une rémunération doublée. La Toussaint est un jour férié ordinaire au sens du droit du travail, contrairement au 1er mai qui bénéficie d’un régime spécifique.
De même, la loi ne prévoit pas de majoration générale pour tous les salariés travaillant le dimanche.
Des compensations existent néanmoins dans plusieurs situations :
- Les salariés travaillant dans le cadre d’un dimanche autorisé par le maire bénéficient, selon le dispositif légal, d’une rémunération au moins doublée et d’un repos compensateur équivalent.
- Certains accords collectifs prévoient une majoration pour les heures effectuées le dimanche ou un jour férié.
- Des établissements peuvent accorder des primes ou des repos supplémentaires en application d’un usage ou d’un accord d’entreprise.
- Dans certaines zones commerciales ou touristiques, des accords prévoient des contreparties spécifiques au travail dominical.
Il est donc essentiel de vérifier si les avantages liés au jour férié et ceux liés au dimanche peuvent se cumuler. Le cumul n’est pas automatiquement garanti : les textes applicables déterminent les droits exacts.
Une journée de travail de sept heures peut ainsi être rémunérée normalement dans une activité autorisée à fonctionner tous les dimanches, tandis qu’un autre salarié soumis à un dispositif particulier bénéficiera d’une majoration importante.
Que faire si votre employeur vous impose de travailler le 1er novembre ?
À deux jours de la Toussaint 2026, la première précaution consiste à vérifier immédiatement la nature de votre obligation de travailler. Une discussion avec l’employeur permet parfois de résoudre la difficulté sans conflit.
Avant de refuser, examinez votre planning, votre contrat et la convention collective applicable. Demandez au responsable sur quel fondement l’établissement organise le travail dominical et si un accord écrit de votre part est nécessaire.
Si vous bénéficiez d’un droit de refus, formulez-le par écrit pour conserver une preuve. Une formulation simple peut suffire :
Bonjour, concernant le planning du dimanche 1er novembre 2026, je souhaite connaître le régime applicable au travail dominical dans notre établissement. Si ma participation repose sur le volontariat, je vous informe que je ne souhaite pas travailler ce dimanche. Merci de me confirmer les modalités applicables à mon planning et à ma rémunération.
Cette démarche permet d’éviter une absence sans explication. Si votre employeur conteste votre droit, contactez les représentants du personnel, le comité social et économique lorsqu’il existe, ou l’inspection du travail pour obtenir des précisions.
En cas de retenue sur salaire jugée injustifiée, le conseil de prud’hommes peut être compétent pour examiner le litige. Conservez les plannings, courriels, fiches de paie et échanges relatifs à votre demande.
La Toussaint tombe également pendant une période où l’organisation familiale peut être compliquée. Les parents séparés peuvent consulter notre article sur les horaires de garde pendant les vacances de la Toussaint 2026, une question distincte du droit du travail mais importante pour anticiper le week-end.
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