Les soldes d’été 2026 sont prolongés jusqu’au mardi 28 juillet inclus dans les départements où ils avaient commencé le 24 juin. Initialement prévue le 21 juillet, la date de clôture a été repoussée d’une semaine en raison de la canicule de la fin juin. Cette prolongation exceptionnelle a été officialisée par un arrêté du 3 juillet 2026, publié au Journal officiel le 7 juillet, rapporte la rédaction de SuperJouer Paris en s’appuyant sur l’arrêté publié par Légifrance.
Le texte porte exceptionnellement la durée de la période à cinq semaines dans les territoires concernés. Les commerçants peuvent donc continuer à utiliser le mot « soldes », à écouler les stocks éligibles et à pratiquer de nouvelles démarques jusqu’au soir du 28 juillet. Ils ne sont cependant pas obligés d’appliquer une troisième ou une quatrième baisse de prix. La nouvelle semaine prolonge la période légale de vente, mais n’impose aucun pourcentage supplémentaire de réduction.
« Pour l’année 2026, la durée de la période des soldes d’été est portée à cinq semaines. »
— Arrêté du 3 juillet 2026, publié au Journal officiel le 7 juillet 2026.
Une nouvelle date de fin désormais juridiquement applicable
En France hexagonale, les soldes avaient commencé le mercredi 24 juin 2026. Ils devaient normalement prendre fin quatre semaines plus tard, le mardi 21 juillet. L’arrêté du 3 juillet ajoute une cinquième semaine et fixe désormais la clôture au mardi 28 juillet inclus dans les départements soumis au calendrier national.
La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes affiche désormais les dates suivantes :
- France hexagonale concernée par le calendrier national : du 24 juin au 28 juillet 2026 inclus ;
- Corse : du 8 juillet au 4 août 2026 ;
- Saint-Pierre-et-Miquelon : du 15 juillet au 11 août 2026 ;
- autres territoires ultramarins : calendrier spécifique fixé selon le territoire.
La prolongation ne décale donc pas automatiquement tous les calendriers locaux. Elle concerne les départements pour lesquels le début de la période était fixé selon le calendrier général de l’arrêté du 27 mai 2019. Les consommateurs doivent vérifier la date applicable à leur département, notamment en Corse et dans les collectivités d’outre-mer.
Le portail Service-Public.fr précise que la décision a été prise après l’épisode de canicule survenu à la fin du mois de juin. Le ministère de l’Économie indique également que la date de fin a été repoussée du 21 au 28 juillet.
« En raison de la canicule, la date de fin des soldes d’été est repoussée du 21 au 28 juillet. »
— Ministère de l’Économie, mise à jour du calendrier des soldes d’été 2026.
Ce que les magasins doivent modifier après la prolongation
Les enseignes qui avaient programmé la fin de leurs opérations au 21 juillet doivent actualiser les informations devenues inexactes lorsqu’elles décident de poursuivre leurs soldes. Cela concerne notamment les affiches en vitrine, les bannières des boutiques en ligne, les courriels promotionnels, les conditions des offres et les comptes à rebours annonçant la fermeture de l’opération.
Un magasin peut néanmoins conserver le 21 juillet comme date commerciale de fin de sa propre campagne. La prolongation ouvre la possibilité de poursuivre les soldes jusqu’au 28 juillet ; elle ne contraint pas chaque commerçant à maintenir toutes ses réductions durant la cinquième semaine. En revanche, une enseigne qui annonce des « soldes jusqu’au 28 juillet » doit respecter les règles applicables à cette opération pendant toute la période affichée.
Les commerçants doivent notamment :
- identifier clairement les produits soldés et les distinguer des articles vendus au tarif habituel ;
- afficher le prix réduit ainsi que le prix antérieur légalement applicable ;
- réserver l’appellation « soldes » aux marchandises déjà détenues et proposées à la vente dans les conditions prévues par le Code de commerce.
Le Code de commerce définit les soldes comme des ventes annoncées pour accélérer l’écoulement de marchandises en stock grâce à une réduction de prix. Les produits concernés doivent avoir été proposés à la vente et payés depuis au moins un mois au début de la période. Le commerçant doit pouvoir présenter aux agents de contrôle les documents justifiant cette ancienneté.

La semaine supplémentaire ne permet donc pas de commander de nouveaux produits uniquement pour les vendre sous l’étiquette « soldes ». L’opération reste liée au stock constitué avant son ouverture.
Troisième et quatrième démarque : aucune baisse obligatoire
La prolongation jusqu’au 28 juillet ouvre matériellement la voie à une quatrième démarque dans les enseignes qui avaient prévu trois étapes de réduction avant le 21 juillet. Toutefois, les expressions « première démarque », « deuxième démarque », « troisième démarque » ou « quatrième démarque » relèvent de la politique commerciale des vendeurs.
Aucun texte n’oblige un magasin à réduire davantage ses prix pendant la dernière semaine. Une enseigne peut conserver le même tarif soldé, diminuer une nouvelle fois le prix, retirer certains produits de l’opération lorsqu’ils sont épuisés ou terminer sa campagne avant la date nationale de clôture.
Les consommateurs ne peuvent donc pas réclamer automatiquement une remise supplémentaire au motif que les soldes ont été prolongés. Le droit encadre l’exactitude de la réduction annoncée, son prix de référence et les caractéristiques des articles soldés ; il ne fixe pas le niveau du rabais.
Un commerçant peut ainsi annoncer successivement :
- une première réduction de 20 % ;
- une nouvelle démarque de 30 % ;
- une troisième ou une quatrième remise plus importante sur les produits restants.
Chaque annonce doit toutefois correspondre à une réduction réelle et être présentée sans induire l’acheteur en erreur. Les faux rabais, les prix artificiellement augmentés avant une campagne et les pourcentages calculés sur une référence incorrecte peuvent être considérés comme des pratiques commerciales trompeuses. La DGCCRF rappelle que les annonces mensongères de réduction figurent parmi les anomalies régulièrement constatées lors de ses contrôles.
Le prix barré doit rester fondé sur le minimum des 30 derniers jours
Lorsqu’un professionnel annonce une réduction, le prix affiché comme référence doit correspondre au prix le plus bas pratiqué au cours des 30 jours précédant l’application de cette réduction. Cette obligation est inscrite à l’article L.112-1-1 du Code de la consommation.
« Ce prix antérieur correspond au prix le plus bas pratiqué […] au cours des trente derniers jours. »
— Article L.112-1-1 du Code de la consommation.
Cette règle continue de s’appliquer pendant la semaine supplémentaire. La prolongation ne remet pas automatiquement le compteur à zéro et n’autorise pas le vendeur à utiliser un ancien prix conseillé, un tarif théorique ou un prix qui n’a pas réellement été pratiqué.
Lorsqu’une enseigne applique une nouvelle démarque, elle doit présenter la réduction conformément aux règles relatives aux baisses successives. La DGCCRF précise que le consommateur doit pouvoir identifier le prix antérieur utilisé pour mesurer l’avantage annoncé. Le professionnel reste libre d’afficher la remise sous la forme d’un pourcentage, d’une somme retranchée ou d’un prix barré, mais la comparaison ne doit pas être trompeuse.
Exemple : un produit a été vendu 100 euros avant les soldes, puis 80 euros lors de la première démarque. Une nouvelle affiche annonçant 60 euros ne peut pas laisser croire à une réduction calculée sur un prix artificiel de 120 euros. Le prix de référence doit être déterminé selon l’historique réel du tarif et les règles applicables aux réductions successives.
Pour contrôler une offre, l’acheteur peut conserver une capture d’écran, photographier l’étiquette, vérifier l’historique du produit sur le site de l’enseigne et comparer le tarif avec celui affiché avant la nouvelle démarque. Un pourcentage spectaculaire n’est pas une preuve d’économie si le prix de départ a été présenté de manière incorrecte.
Les articles soldés conservent les mêmes garanties légales
La prolongation ne modifie pas les garanties attachées aux produits. Un bien vendu en solde bénéficie des mêmes protections qu’un article acheté hors période promotionnelle en cas de défaut de conformité ou de vice caché. Une pancarte indiquant « ni repris ni échangé » ne peut pas supprimer ces garanties légales.
Lorsqu’un produit présente un défaut relevant de la garantie légale de conformité, le consommateur peut demander l’application des solutions prévues par le Code de la consommation. Pour un vice caché, il peut notamment obtenir, selon les conditions du dossier, l’annulation de la vente ou une réduction du prix.
La distinction essentielle porte sur la raison du retour :
- produit simplement trop grand, trop petit ou qui ne plaît plus : le magasin physique n’est pas légalement tenu de le reprendre ;
- produit défectueux, non conforme ou atteint d’un vice caché : les garanties légales restent applicables ;
- achat effectué à distance : le droit de rétractation s’applique en principe pendant 14 jours, y compris pour un article soldé, sous réserve des exceptions prévues pour certaines catégories de biens.
Un commerçant peut proposer une politique plus favorable, par exemple un échange sous 30 jours ou un remboursement sur présentation du ticket. Dans ce cas, les conditions annoncées par l’enseigne doivent être respectées. Le client doit vérifier si l’offre prévoit un remboursement, un avoir, un échange ou l’exclusion de certaines catégories.
Retour en magasin : pas de droit automatique pour un changement d’avis
Pour un achat réalisé dans une boutique physique, la loi n’impose pas au vendeur de reprendre un article sans défaut simplement parce que l’acheteur a changé d’avis. Cette règle vaut pendant les soldes comme durant le reste de l’année.
La mention « articles soldés ni repris ni échangés » peut donc s’appliquer à un retour de convenance, lorsque le produit est conforme et ne présente aucune défaillance. Elle ne peut pas être invoquée pour écarter une garantie légale.
Avant de payer, l’acheteur doit examiner les conditions affichées près de la caisse, sur le ticket ou dans les conditions générales. Il est utile de vérifier :
- le délai accordé pour rapporter l’article ;
- l’obligation de conserver l’étiquette et l’emballage ;
- la forme du remboursement proposée ;
- les éventuelles exclusions concernant les produits soldés.
La prolongation jusqu’au 28 juillet ne prolonge pas automatiquement les délais de retour accordés par chaque enseigne. Ceux-ci restent déterminés par la loi pour les garanties obligatoires et par la politique commerciale du vendeur pour les retours facultatifs.
Achat en ligne : le délai de rétractation reste de 14 jours
Un produit soldé acheté sur internet bénéficie en principe du même droit de rétractation qu’un produit vendu au prix normal. Le consommateur dispose généralement de 14 jours pour signaler sa décision, sans devoir justifier son changement d’avis. Des exceptions existent notamment pour certains biens personnalisés, rapidement périssables, descellés pour des raisons d’hygiène ou liés à des prestations datées.
Le vendeur doit rembourser les sommes dues dans le délai légal après avoir été informé de la rétractation, sous réserve des règles lui permettant d’attendre le retour du bien ou la preuve de son expédition. Les frais directs de renvoi peuvent rester à la charge de l’acheteur lorsque celui-ci en a été correctement informé.
Une enseigne ne peut donc pas supprimer le droit de rétractation en inscrivant simplement « produits soldés non remboursables » sur une page de vente en ligne. La réduction de prix n’est pas, à elle seule, une exception au droit de rétractation.
Ce qui change réellement pour les consommateurs jusqu’au 28 juillet
La principale conséquence de la décision gouvernementale est l’ajout de sept jours durant lesquels les commerçants concernés peuvent légalement présenter leurs opérations comme des soldes. Les clients disposent ainsi d’une semaine supplémentaire pour acheter les stocks encore disponibles, mais sans garantie de bénéficier d’un rabais plus élevé.
Les règles à retenir sont précises :
- la nouvelle fin nationale est fixée au mardi 28 juillet 2026 inclus dans les territoires concernés ;
- les magasins ne sont pas obligés d’organiser une quatrième démarque ;
- les prix barrés doivent reposer sur le prix antérieur défini par la loi ;
- les articles soldés conservent leurs garanties légales ;
- un retour sans défaut n’est pas obligatoire après un achat en magasin ;
- le droit de rétractation de 14 jours reste en principe applicable aux achats en ligne.
Après le 28 juillet, les commerçants pourront continuer à proposer des promotions, des ventes privées ou des opérations de déstockage. Ils ne pourront toutefois plus employer librement l’appellation réglementée « soldes » en dehors de la période légale. Les réductions annoncées après cette date resteront soumises aux règles sur l’affichage des prix et l’interdiction des pratiques trompeuses.
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