Le prix du gaz en juillet 2026 augmente de 7,4 % TTC en moyenne en France. Le prix repère de vente publié par la Commission de régulation de l’énergie passe de 152,86 euros par mégawattheure en juin à 164,21 euros par mégawattheure en juillet. Pour les contrats indexés sur cet indicateur, la CRE évalue la hausse moyenne de la facture de juillet à 2,70 euros TTC, rapporte la rédaction de SuperJouer Paris en s’appuyant sur le communiqué officiel de la Commission de régulation de l’énergie.
Cette moyenne ne correspond toutefois pas au surcoût de chaque logement. L’impact dépend de l’usage du gaz, de la consommation annuelle, du type d’offre et de la part fixe de l’abonnement. Pour un appartement utilisant le gaz pour la cuisson et l’eau chaude, la facture annuelle de référence augmente d’environ 23 euros. Pour une maison consommant 11 510 kWh par an principalement pour le chauffage, l’écart atteint près de 128 euros sur une année complète aux tarifs de juillet.
Les nouveaux prix du gaz applicables en juillet 2026
La grille officielle du prix repère de vente du gaz distingue deux grands profils résidentiels : les petits consommateurs utilisant le gaz pour la cuisson et l’eau chaude, et les foyers chauffés au gaz. Elle s’applique à la zone desservie par GRDF, qui couvre environ 95 % des clients résidentiels français.
À partir du 1er juillet 2026, les valeurs TTC sont les suivantes :
- cuisson et eau chaude : abonnement de 152,11 euros par an et prix moyen de 0,16054 euro par kWh ;
- chauffage : abonnement de 359,63 euros par an et prix moyen de 0,12766 euro par kWh ;
- prix moyen tous consommateurs confondus : 164,21 euros par MWh TTC.
En juin, le prix du kWh était fixé à 0,14852 euro pour la cuisson et l’eau chaude, avec un abonnement annuel de 147,24 euros. Pour le chauffage, il atteignait 0,11789 euro par kWh, avec un abonnement de 343,90 euros par an.
La hausse ne touche donc pas uniquement la consommation. La part fixe augmente également de 4,87 euros par an pour les petits consommateurs et de 15,73 euros pour les logements chauffés au gaz.
Pour connaître l’effet réel sur un budget, il faut additionner l’abonnement annuel et le coût des kilowattheures consommés.
Calcul pour un appartement utilisant le gaz pour l’eau chaude et la cuisson
Le premier calcul repose sur le profil résidentiel de référence correspondant à une consommation annuelle de 1 510 kWh. Ce niveau est représentatif d’un petit logement où le gaz alimente principalement la cuisine et la production d’eau chaude, sans chauffage individuel au gaz.
En juin 2026, le calcul était le suivant :
- abonnement : 147,24 euros ;
- consommation : 1 510 kWh × 0,14852 euro = 224,27 euros ;
- facture annuelle théorique : 371,51 euros TTC.
Avec les prix de juillet :
- abonnement : 152,11 euros ;
- consommation : 1 510 kWh × 0,16054 euro = 242,42 euros ;
- facture annuelle théorique : 394,53 euros TTC.
L’écart atteint donc 23,02 euros par an, soit environ 1,92 euro par mois lorsque le coût est réparti uniformément sur douze mois. La hausse de la facture annuelle théorique est proche de 6,2 % pour ce profil.
La progression provient principalement du prix du kWh, qui gagne 0,01202 euro entre juin et juillet. Pour 1 510 kWh consommés, cette évolution ajoute environ 18,15 euros. L’augmentation de l’abonnement représente les 4,87 euros restants.
Un appartement consommant davantage, par exemple 3 000 kWh par an pour la cuisson et l’eau chaude, supporterait un surcoût annuel plus élevé :
- effet de la hausse du kWh : 3 000 × 0,01202 euro = 36,06 euros ;
- hausse de l’abonnement : 4,87 euros ;
- surcoût total théorique : 40,93 euros par an.
Ces montants correspondent au prix repère. La facture contractuelle peut différer selon le fournisseur, la zone tarifaire, les remises éventuelles et la formule d’indexation prévue dans le contrat.

Calcul pour une maison chauffée au gaz
Pour une maison ou un grand appartement chauffé au gaz, le calcul peut être établi sur la consommation de référence de 11 510 kWh par an. Ce profil comprend généralement le chauffage, avec éventuellement l’eau chaude et la cuisson.
Aux prix de juin 2026 :
- abonnement : 343,90 euros ;
- consommation : 11 510 kWh × 0,11789 euro = 1 356,91 euros ;
- facture annuelle théorique : 1 700,81 euros TTC.
Aux prix de juillet 2026 :
- abonnement : 359,63 euros ;
- consommation : 11 510 kWh × 0,12766 euro = 1 469,37 euros ;
- facture annuelle théorique : 1 829 euros TTC.
Le surcoût atteint ainsi 128,18 euros sur une année complète, soit environ 10,68 euros par mois en moyenne. La facture annuelle théorique augmente d’environ 7,5 %.
Dans le détail, la progression du prix du kWh, de 0,00977 euro, représente 112,45 euros supplémentaires pour 11 510 kWh. La hausse de l’abonnement ajoute 15,73 euros.
Pour une maison consommant 15 000 kWh par an, le calcul donne :
- hausse liée à la consommation : 15 000 × 0,00977 euro = 146,55 euros ;
- hausse de l’abonnement : 15,73 euros ;
- surcoût annuel théorique : 162,28 euros.
Pour une maison énergivore atteignant 20 000 kWh par an, la différence monte à environ 211,13 euros : 195,40 euros sur la consommation et 15,73 euros sur l’abonnement.
Plus la consommation annuelle est élevée, plus l’augmentation du prix du kilowattheure pèse sur le budget du ménage.
Pourquoi le prix repère augmente de 7,4 %
La hausse de juillet résulte de l’évolution simultanée de plusieurs composantes de la facture. Selon la CRE, la part fourniture progresse en raison de l’augmentation des coûts d’approvisionnement sur les marchés et de plusieurs coûts associés à l’activité des fournisseurs, notamment les certificats d’économies d’énergie et les charges commerciales.
La référence officielle des coûts d’approvisionnement passe de 41,15 euros par MWh en juin à 46,74 euros par MWh en juillet. Cette référence suit les prix de gros français du gaz et repose à 80 % sur l’indice mensuel MA2 et à 20 % sur l’indice trimestriel QA.
La part acheminement augmente également au 1er juillet. Elle comprend les coûts associés au réseau de distribution du gaz. Sa révision entraîne en parallèle une progression de la contribution tarifaire d’acheminement.
Le prix repère comprend trois ensembles de coûts :
- la fourniture, incluant l’achat du gaz, les coûts commerciaux, la marge et les obligations supportées par le fournisseur ;
- l’acheminement, comprenant le transport, le stockage et la distribution ;
- les taxes, notamment la TVA, l’accise sur le gaz naturel et la contribution tarifaire d’acheminement.
La CRE indique que le prix repère constitue une « véritable boussole » pour comparer les offres. Elle rappelle cependant qu’il ne s’agit pas d’un tarif commercial obligatoire auquel un consommateur pourrait directement souscrire.
Quels contrats sont directement concernés
La hausse complète concerne d’abord les ménages ayant souscrit une offre indexée sur le prix repère. Lorsque le contrat prévoit que le prix du kWh et l’abonnement suivent les valeurs mensuelles de la CRE, les nouveaux montants peuvent être répercutés selon les conditions prévues par le fournisseur.
Les ménages disposant d’une offre à prix fixe ne sont pas nécessairement protégés contre toute la hausse. Le fournisseur peut maintenir la part liée à la fourniture, mais répercuter l’évolution des coûts d’acheminement et des taxes lorsque le contrat l’autorise.
Environ 40 % des consommateurs résidentiels de gaz disposaient d’une offre à prix fixe à la fin de 2025. La CRE précise que ces ménages sont également concernés par l’évolution de la part acheminement. Au total, 10,34 millions de ménages français détenaient un contrat de gaz naturel au 31 décembre 2025.
La facture de juillet ne progressera donc pas automatiquement de 7,4 % pour chaque client. Le résultat dépend de quatre éléments précis :
- la consommation enregistrée pendant le mois ;
- le prix du kWh prévu au contrat ;
- le montant de l’abonnement ;
- les modalités de révision de la fourniture, du réseau et des taxes.

Comment calculer la hausse sur sa propre facture
Le calcul individuel peut être effectué à partir de la consommation annuelle indiquée sur la dernière facture de régularisation. Il faut ensuite identifier la catégorie applicable : cuisson et eau chaude ou chauffage.
Pour un client indexé sur le prix repère, la formule est la suivante :
Nouvelle facture annuelle = abonnement de juillet + consommation annuelle × prix du kWh de juillet.
Le surcoût par rapport à juin correspond à :
Hausse annuelle = différence d’abonnement + consommation annuelle × différence de prix du kWh.
Pour la cuisson et l’eau chaude, la différence de prix du kWh est de 0,01202 euro. Pour le chauffage, elle est de 0,00977 euro.
Un foyer chauffé au gaz consommant 9 000 kWh par an peut ainsi calculer :
- 9 000 × 0,00977 euro = 87,93 euros ;
- hausse de l’abonnement = 15,73 euros ;
- hausse annuelle théorique = 103,66 euros.
La consommation réelle n’est cependant pas répartie régulièrement sur l’année. Un ménage chauffé au gaz consomme généralement beaucoup moins en juillet qu’en hiver. Le surcoût visible sur une facture mensuelle estivale peut donc rester limité, même si l’écart annualisé dépasse 100 euros.
Le prix repère ne remplace pas le tarif du fournisseur
Les tarifs réglementés de vente du gaz ont disparu le 30 juin 2023. Depuis, chaque fournisseur construit librement ses offres. La CRE publie son indicateur chaque mois afin de donner aux particuliers une base de comparaison comprenant un abonnement et un prix du kilowattheure.
Le régulateur souligne le « caractère indicatif » de cette référence. Une offre fixe sur un an peut présenter un prix sensiblement différent, car elle ne suit pas chaque variation mensuelle du marché. À l’inverse, une offre indexée peut évoluer rapidement avec le prix repère.
Les consommateurs raccordés à une entreprise locale de distribution peuvent également relever d’une grille différente. La grille nationale présentée pour juillet correspond à la zone GRDF. Dans les zones desservies par une régie ou une entreprise locale, les coûts de réseau et les prix repères peuvent varier.
Pour vérifier les offres disponibles à une adresse précise, le comparateur officiel du Médiateur national de l’énergie permet de renseigner la commune, la consommation et l’usage du gaz. Le service public Énergie-Info rappelle que les fournisseurs ne sont pas obligés d’appliquer le prix repère et restent libres de définir leurs conditions commerciales.
En juillet 2026, le budget annuel théorique atteint ainsi environ 394,53 euros pour un appartement consommant 1 510 kWh et 1 829 euros pour une maison consommant 11 510 kWh. Par rapport à juin, la hausse représente respectivement 23,02 euros et 128,18 euros sur une année complète, sous réserve que le contrat suive la grille de référence de la CRE.
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