Depuis le 1er mars 2026, toutes les femmes enceintes en France doivent recevoir gratuitement un nouveau carnet de maternité 2026, conforme au modèle officiel Cerfa 17595*01. Remis lors du premier examen prénatal, avant la fin du troisième mois de grossesse, ce document rassemble les informations médicales essentielles, les conseils de prévention, les démarches administratives et les ressources utiles jusqu’après l’accouchement. Sa distribution relève des conseils départementaux, rédaction rapporte SuperJouer Paris.
Cette nouvelle édition ne se limite plus au suivi classique de la grossesse. Elle accorde davantage de place à la santé mentale, aux vaccinations, aux dépistages, à la prévention des violences et aux besoins des jeunes parents. Plusieurs documents complémentaires peuvent également être transmis par l’Assurance maladie après la déclaration de grossesse. Voici ce que les futures mères doivent recevoir, ce qui a réellement changé et les démarches à effectuer si certains documents manquent.

Le carnet de maternité accompagne les femmes enceintes depuis le premier trimestre jusqu’à la période postnatale. Photo : NIAID, Wikimedia Commons, CC BY 2.0.
Carnet de maternité 2026 : les documents et informations obligatoires
Le changement repose sur un arrêté du 19 décembre 2025, entré en vigueur le 1er mars 2026. Ce texte remplace le modèle réglementaire de 2016 et définit le contenu du nouveau carnet de grossesse.
Selon le texte officiel publié sur Légifrance, chaque femme enceinte doit disposer gratuitement d’un carnet comprenant deux grandes catégories d’informations : des conseils de prévention et de promotion de la santé, ainsi que des éléments médicaux relatifs au suivi périnatal.
Dans la pratique, le carnet de grossesse obligatoire comporte plusieurs parties complémentaires :
- Un volet de prévention : alimentation, activité physique, environnement, vaccinations, santé mentale et conseils pour préparer l’arrivée de l’enfant.
- Un volet de suivi médical : informations importantes sur les examens prénataux, les dépistages, le déroulement de la grossesse et les consultations après l’accouchement.
- Des ressources destinées aux professionnels de santé pour faciliter les échanges et le repérage de certaines difficultés.
- Des informations pratiques sur les dispositifs d’accompagnement, les droits et les services disponibles.
- Des ressources locales, notamment les coordonnées des services de protection maternelle et infantile (PMI).
Le carnet ne remplace pas le dossier médical obstétrical. Il constitue un support complémentaire que la femme enceinte conserve et présente aux professionnels chargés de son suivi.
Qu’est-ce qui change réellement dans la version 2026 ?
La nouvelle version a été élaborée à partir des recommandations du Haut Conseil de la santé publique. L’objectif est de mieux informer les familles et d’intégrer les connaissances médicales récentes.
Le ministère de la Santé présente le contenu du nouveau carnet et insiste notamment sur plusieurs évolutions.
Une place plus importante pour la santé mentale
La rubrique « Être bien dans ma tête » constitue l’une des nouveautés importantes. Elle encourage les femmes enceintes à parler de leur état émotionnel avec leur médecin ou leur sage-femme, dès le début de la grossesse.
Elle aborde les difficultés psychologiques possibles, l’importance du soutien de l’entourage et la place du coparent lorsqu’il est présent. Des outils supplémentaires sont également proposés aux professionnels de santé pour faciliter le repérage des troubles psychiques périnataux.
Des informations médicales actualisées
Le carnet 2026 apporte des précisions sur les vaccinations pendant la grossesse, le dépistage du risque de trisomie 21 et le dépistage du diabète gestationnel lorsqu’il existe des facteurs de risque.
Ces informations ne signifient pas que toutes les femmes enceintes doivent subir exactement les mêmes examens. Les recommandations et les actes proposés dépendent notamment de leur situation médicale, des facteurs de risque et des choix réalisés après information.
Davantage de prévention au quotidien
Le nouveau modèle développe également des sujets parfois moins présents dans les anciens documents : santé bucco-dentaire, exposition aux écrans, violences, environnement et prévention du syndrome du bébé secoué.
Il introduit aussi des QR codes, des numéros d’aide et des références vers des organismes publics. Ces outils permettent de consulter des informations actualisées sans attendre une nouvelle édition imprimée.

Les informations médicales consignées dans le carnet facilitent la coordination entre les différents professionnels de santé. Photo d’illustration : Daisy MSL, Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.
Quels autres documents les futures mères doivent-elles recevoir ?
Une distinction importante doit être faite entre le carnet remis par le département et les documents transmis par l’Assurance maladie. Ils concernent tous la maternité, mais ne remplissent pas les mêmes fonctions.
Après la déclaration de grossesse, l’Assurance maladie propose des supports permettant de mieux organiser les consultations, les démarches et les droits sociaux.
| Document | Utilité | Organisme concerné |
|---|---|---|
| Carnet de maternité 2026 | Prévention, informations et suivi médical de la grossesse au post-partum | Conseil départemental |
| Guide des futurs parents | Informations sur les soins, les congés et les prestations | Assurance maladie |
| Calendrier personnalisé des examens | Principales échéances médicales et administratives | Assurance maladie |
| Aide-mémoire pour les consultations | Préparation des rendez-vous avec le médecin ou la sage-femme | Assurance maladie |
| Carnet de prestations maternité | Démarches relatives aux prestations auprès de la caisse, selon le régime applicable | Organisme d’assurance maladie |
Le service public détaille ces supports dans sa fiche consacrée à la déclaration de grossesse.
Attention : il ne faut pas interpréter cette liste comme une obligation de recevoir systématiquement cinq livrets imprimés distincts. Les supports de l’Assurance maladie peuvent être proposés sous différentes formes. L’obligation réglementaire concernant le nouveau carnet de maternité est, elle, explicitement prévue par les textes.
Les informations sur les congés et les aides sont particulièrement utiles pour anticiper l’arrivée de l’enfant. Les parents peuvent notamment consulter les règles du congé supplémentaire de naissance en 2026, qui complète les dispositifs de congés existants sans les remplacer.
Quand recevoir le carnet de maternité et que faire s’il manque ?
La règle est précise : le carnet de maternité doit être remis gratuitement lors du premier examen prénatal, normalement réalisé avant la fin du troisième mois de grossesse.
Le médecin ou la sage-femme inscrit ensuite les informations médicales nécessaires au fil des consultations. Les comptes rendus et les résultats d’examens peuvent également être intégrés au carnet.
Si une future mère n’a toujours pas reçu son carnet, elle peut suivre plusieurs étapes :
- Signaler l’absence du document au médecin ou à la sage-femme qui assure le suivi.
- Contacter le service de protection maternelle et infantile (PMI) du département.
- Demander au conseil départemental les modalités de remise du carnet dans son territoire.
- Consulter le modèle officiel mis à disposition par le ministère de la Santé en attendant de recevoir son exemplaire.
Aucun paiement ne doit être exigé pour la remise réglementaire du carnet. Son impression et sa diffusion relèvent des départements.
Le document reste la propriété de la femme enceinte. Les renseignements médicaux qu’il contient sont confidentiels et protégés par le secret professionnel. Il est donc préférable de le conserver avec ses autres documents de santé, sans le transmettre inutilement à des tiers.
Le carnet doit être présenté à chaque consultation jusqu’à la fin de la période postnatale, généralement située entre six et huit semaines après l’accouchement.
Après l’accouchement : les documents à ne pas confondre
Le carnet de maternité concerne avant tout la santé de la mère et le suivi de la grossesse. Après la naissance, d’autres documents deviennent indispensables, notamment le carnet de santé de l’enfant et les actes relatifs à son état civil.
Le carnet de santé du nouveau-né est remis par la maternité. Il contient les informations utiles au suivi médical de l’enfant et doit être présenté lors des consultations, vaccinations et hospitalisations.
Les parents doivent également déclarer la naissance à l’état civil dans le délai légal, généralement de cinq jours, puis effectuer les démarches nécessaires auprès de l’Assurance maladie, de la Caf et, si nécessaire, de leur complémentaire santé.
Ces formalités sont présentées dans la fiche officielle Je deviens parent.
Pour les familles qui préparent leur budget, il est aussi utile de vérifier les dates d’application des nouvelles mesures sociales. Les changements entrés en vigueur en juillet 2026 comprennent notamment des dispositions relatives au congé supplémentaire de naissance.
Enfin, après la déclaration de grossesse, une mise à jour de la carte Vitale permet de prendre en compte les droits correspondants. Les modalités de remboursement de certains soins peuvent également varier selon leur nature et le stade de la grossesse. Pour mieux comprendre les règles de prise en charge, les assurées peuvent consulter les explications sur le tiers payant et les remboursements de médicaments en 2026.
En définitive, la réforme du 1er mars 2026 ne crée pas une multitude de nouveaux certificats à réclamer. Elle modernise surtout un document déjà prévu pour toutes les femmes enceintes : le carnet de maternité. Plus complet sur la prévention et mieux adapté aux besoins des familles, il doit être remis gratuitement dès le début du suivi prénatal. Le conserver et le présenter à chaque rendez-vous permet de faciliter les échanges avec les professionnels de santé, avant comme après la naissance.
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